2019: Résigné en ce début d’année

De retour après un gros mois de silence, j’ai fait une pause pour prendre un peu de recul. Cette interruption, je l’ai souhaité, car j’avoue, en cette période de début de vœux, j’étais à l’affût de la moindre nouvelles, du moindre discours qui puisse me laisser entrevoir un avenir meilleur et fatalement j’ai déchanté.

Le seul politique qui a intégré dans son logiciel les enjeux de demain semble être François Ruffin. Je dis “intégré dans son logiciel” et pas “sont informé” car je suis convaincu qu’une bonne partie des politiques Français sont maintenant au courant. Ces derniers temps, les informations ne manquent pas sur les catastrophes économiques et écologiques qui nous attendent dans un futur très proche.

Pourquoi ceux-ci n’intègrent-ils pas ces données dans leurs réflexions politiques ? Selon moi, il y a deux raisons :

  • La première, certains sont dans le déni, et c’est compréhensible, comment arriver à affronter l’idée que très probablement, à l’horizon 2050, on aura dépassé les +4° de réchauffement climatique ? Que dans les 10 années à venir, des denrées alimentaires vitales vont commencer à manquer, même en Europe ? Que 2019 sera très probablement l’année d’éclatement des bulles économiques créées par leurs décisions suite à la crise de 2008 ?
  • La seconde, qui me dérange beaucoup plus, je suis maintenant convaincu que certains ont totalement intégré ces enjeux, mais non sans bêtises, ont décidé qu’il fallait maintenir le système en place le plus longtemps possible pour permettre, toujours aux mêmes qui nous ont mis dans cette situation, de faire leurs petites affaires jusqu’au dernier jour. De là à se demander s’il n’y a pas un calcul sordide de réduction de la population mondiale (guerre + famine), il n’y a qu’un pas,…

La révolte des gilets jaunes a mis en lumière l’échec de la Ve République, elle ne répond plus du tout aux besoins de notre société. Elle, qui fut un temps salvatrice pour reconstruire la France, devient aujourd’hui une arme anti-démocratique au service du CAC40 et son élite. Fatalement, un jour viendra où un nouveau modèle de société émergera, mais faudra-t-il attendre que l’État soit une nouvelle fois totalement à terre pour reconstruire sur ses cendres ?

En attendant, il me parait clair que 2019 commence mal avec sa Grande Esbroufe que notre cher Macron a nommé le Grand Débat. Ce n’est pas en faisant semblant d’échanger avec des maires pro LREM qui posent des questions soigneusement retenues par les préfets que l’on va avancer vers une vraie démocratie participative, ça, c’est que de la com, pas de la politique !

Dans mes échanges avec mes amis comme sur ce blog, j’ai soutenu l’hypothèse que le mouvement des Gilets Jaunes prendrait de l’ampleur jusqu’à s’essouffler sur la période des fêtes, écrasé par des manœuvres de communicants avant de revenir peut être sous une forme différente au printemps. Si l’on regarde l’histoire, à mon avis, le seul cas de figure qui pourrait relancer la mobilisation de suite serait hélas un mort devant les caméras. Je constate que pour le moment, je me suis guère trompé et vu le cap maintenu par Macron, je pense qu’il y aura une montagne de révoltés au printemps.

Est-ce que ce futur mouvement sera suffisant pour redessiner les contours de notre démocratie ? Ça, je n’en ai aucune idée, ce qui est certain, c’est que ce gouvernement a su se montrer très inventif lorsqu’il s’agit de museler et décrédibiliser un mouvement démocratique. De l’autre côté les gilets jaunes sont la preuve qu’il est possible de sortir des sentiers battus pour se faire entendre.

En attendant ça laisse deux bons mois pour réfléchir à notre futur en dehors du champs politique & militant conventionnel. Deux mois où je ne compte pas me fatiguer à étudier la moindre petite phrase de ces petits politiques enfermés dans leur quête morbide de pouvoir (à lire).

Ces deux mois, je compte les mettre à profit notamment pour lire Michel Onfray, Mathieu Ricard & Joanna Macy, …

Car je pense qu’un brin de philosophie et de spiritualité est nécessaire pour tenir le coup face aux difficultés apocalyptiques qui s’annoncent pour demain. Et lorsque j’utilise le terme apocalypse, c’est dans son double sens, étymologique (celui de la révélation) tout comme sons sens plus connu et négatif des catastrophes massives et violentes à venir.

En attendant, et non sans une certaine ironie, car je veux encore croire en l’humanité, je tiens à profiter de ces derniers jours de janvier pour vous souhaiter à tous une bonne année 2019. J’espère très sincèrement qu’elle me fera mentir et que de nouveaux horizons insoupçonnés pourront s’ouvrir à nous.

Et toi, Cher Lecteur, comment te positionnes tu pour ce début 2019 ?

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Une réponse sur “2019: Résigné en ce début d’année”

  1. Salut Alex.. Tu nous la joue jeune innocent ou quoi ????? Tu sais très bien que politiques ne parlent que de la ou ils sont et sont le miroir de l’électorat… Tu n’attends pas d’un canard qu’il barrisse et encore moins d’un politique qu’il dise là Vérité…..

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